La belle rose : ingrédient phare du parfumeur

Decouvrez la rose, l'ingredient indispensable du parfumeur.

La rose fait clairement partie des ingrédients incontournables de la palette du parfumeur ! Connue depuis plus de 3000 ans, elle change d’odeur comme de couleur pour ravir vos sens. Mais depuis l’Antiquité, qu’est ce qui a changé ? Utilisée pour ces vertus thérapeutiques mais également dans les préparations culinaires pour sa douceur, la rose exprime son caractère fougueux et délicat dans les parfums floraux. Certains l’adorent, d’autres lui collent une étiquette de « parfum de grand-mère », mais la rose ne laisse jamais indifférent et parvient toujours à nous surprendre ! Nous vous dévoilons tous les secrets de cette fleur, emblème de la féminité, de l’amour et du romantisme !

Emblème de l’amour

De tous temps, la rose émerveille les Hommes et incarne l’amour et la passion. Dans la mythologie grecque, Chloris la déesse des fleurs, fait apparaître la rose pour la première fois. En se promenant, celle-ci trouva le corps inanimé d’une nymphe. Chloris la métamorphosa en fleur majestueuse et demanda de l’aide aux dieux : Aphrodite, déesse de l’amour lui offrit la beauté, Dionysos, dieu du vin déposa du nectar d’où la rose tirera son parfum, les trois Grâces lui accordèrent la joie, l’éclat et le charme, et enfin Apollon la déclara Reine des fleurs.

Chez les Romains, c’est une autre version qui offre ses secrets à la rose. Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, se serait blessée sur l’épine d’un rosier blanc, colorant ainsi la fleur en rouge, symbole de désir. Les récits mythologiques racontent aussi qu’elle se serait empourprée quand Cupidon, fils de Vénus, aurait renversé son verre de vin sur elle.

Chez les Égyptiens, son essence aussi enivrante que sensuelle était préparée pour les rituels nuptiaux. Un véritable atout séduction de Cléopâtre, qui entraina Marc-Antoine sur un lit de pétales de roses de 45cm d’épaisseur pour sa première nuit d’amour…

Une histoire à l’eau de rose

Depuis des millénaires, la rose fascine donc les Hommes et est devenue une véritable source d’inspiration pour de nombreux artistes. Des jardins aux parfums, en passant par la cuisine, ses vertus sont vantées depuis la nuit des temps.

Rome Antique : la reine des fleurs

Au temps de la Rome Antique et de la frénésie des senteurs, la rose figure déjà parmi les ingrédients fétiches des jardiniers, des parfumeurs mais aussi des médecins. Guirlandes de pétales et couronnes de fleurs jonchaient le sol et remplissaient les coussins lors des banquets. Il était aussi fréquent de suspendre une de ces fleurs pour rendre hommage à Harpocrate, le dieu du silence. Les invités devaient alors garder les conversations partagées « sous la rose » secrètes. Mais la rose, sous toutes ses formes, était aussi largement appréciée pour ses vertus médicinales. Essence, suc ou huile, elle se buvait et s’appliquait sur le corps pour guérir toutes sortes de maladies, de la fièvre aux insomnies. Déjà à l’époque, celle que l’on appellera la reine des fleurs apparaîtra dans le cosmétique. Les Romaines s’appliquaient de l’eau de rose sur le visage pour blanchir la peau et rehausser le teint.

Moyen-Orient : entre parfum et cuisine

Au Moyen-Orient, la rose fait là encore figure d’emblème. Les Arabes et les Berbères du Maroc furent les premiers à distiller les pétales de roses de Damas. Dès le Ier siècle avec J.C, ils produisaient de l’eau de rose mais aussi de l’attar de rose, c’est-à-dire de l’huile essentielle de rose mélangée à une autre essence de base comme celle du bois de santal. Au-delà du parfum, cette fleur s’invite aussi en cuisine. Les pétales et l’eau distillée apportent une touche florale et douce aux plats traditionnels aussi sucrés (dans la pâtisserie) que salés (avec certaines préparations à base de volaille notamment). Miam, on en a l’eau de rose à la bouche !

Une fleur, plusieurs variétés

La reine des fleurs se dévoile d’une multitude de façons. D’un côté on retrouve les roses ornementales cultivées dans les jardins avec plusieurs centaines de variétés. De l’autre, on profite de roses très odorantes utilisées en parfumerie. Parmi cette deuxième catégorie, seules deux espèces se retrouvent dans vos parfums : la rosa centifolia (également appelée Rose de Mai ou de Provence) et la rosa damascena (Rose de Damas).

centifolia

La rosa centifolia

Cette première variété est emblématique du pays Grassois où elle est cultivée depuis des décennies. On l’appelle aussi rose de mai car c’est uniquement durant ce mois, et pendant 3 semaines seulement, que cette plante à parfum est cueillie à la main dès le petit matin. La centifolia est aujourd’hui principalement cultivée au Maroc. Elle devient beaucoup plus rare en Provence, hormis pour Chanel et ses champs privés à Grasse. La centifolia de Grasse permet d’obtenir une concrète puis une essence absolue à l’odeur chaude, cireuse et miellée. La centifolia du Maroc, donne quant à elle une huile essentielle couleur jaune pâle. 5 tonnes de fleurs sont nécessaires pour obtenir 1 kilo d’essence !

damascena

La rosa damascena

La rose damascena, autrement dit rose de Damas, est la plus répandue dans le monde et la plus cultivée pour la parfumerie. Originaire de Syrie, elle est principalement cultivée en Bulgarie, dans la Vallée des Roses, mais aussi en Turquie et au Maroc. On rapporte que celle-ci fut importée dès le XIIIème siècle durant les Croisades. La damascena donne des absolues et des huiles essentielles dont l’odeur est plus fraîche, citronnée et fruitée. On retrouve son essence dans l’eau de parfum et le pur parfum label rose, dans lesquels elle se dévoile aussi piquante qu’élégante !

De la fleur au parfum

Raffinée mais fragile, la rose ne s’apprivoise pas aussi facilement que ce que l’on pourrait croire ! Sa cueillette est un art ancestral durant laquelle hommes et femmes étêtent chaque rose une à une. Encore humide de rosée, il faut faire vite avant que le soleil et ses rayons ne fassent évaporer son huile. Vient ensuite le moment d’en extraire tout le parfum. Selon le procédé, la rose livrera une senteur plus ou moins intense. On distingue deux procédés d’extraction différents :

  • L’hydrodistillation : il s’agit d’une distillation à la vapeur d’eau grâce à laquelle on obtient l’essence de rose, aux notes fraîches et fusantes.
  • L’extraction aux solvants volatils qui permet d’obtenir l’absolue, à la senteur plus opulente que l’essence.

Notre ode à la rose

Copiée par la synthèse mais pas encore parfaitement imitée, la subtilité de la rose en a fait la fleur la plus appréciée des parfumeurs. Chez Carrément Belle, nous avons attendu plus de 25 ans pour créer notre première fragrance construite autour de cette fleur précieuse. Après une longue phase de création, nous avons dévoilé il y a quelques années label rose, qui fleurit depuis sur vos coiffeuses… Dans cette composition florale, la rose damascena s’entoure de jasmin et de muguet, s’accorde d’une sensuelle note musquée et se pique d’agrumes acidulés pour lui offrir un caractère bien trempé !

Comment considérez-vous la rose dans les parfums : vous passez ou vous aimez ?

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