Le Beau Carré : l’histoire d’une belle rencontre

Découvrez le beau carré, le foulard à parfumer, notre dernier projet en collaboration avec LAR

Cette semaine, nous avons dévoilé notre tout dernier projet : le Beau Carré. Réalisé en collaboration avec la marque turque Lar, ce foulard à parfumer retrace le voyage de La Baigneuse entre Paris et Istanbul, en passant par Nîmes. Avec le Beau Carré, le tissu s’imprègne de votre fragrance préférée pour en prolonger le sillage et le faire vivre à chacun de vos mouvements. Un nouveau un geste parfumé pour profiter de votre fragrance autrement.

L’art nous inspire depuis plus de 30 ans maintenant : pouvoir relier l’univers artistique de créateurs captivants à nos fragrances s’imposait donc comme une évidence. Ce souhait devient réalité avec cette première collaboration qui voit naître le Beau Carré grâce au talent de Laris Kilimici, la créatrice de Lar !

L’interview inspirée

Laris Kilimci, la créatrice de LAR

Qui se cache derrière Lar ?

Laris : Juste moi. Laris Alara Kilimci, une jeune créatrice venue d’Istanbul âgée de 26 ans. Je reçois également de l’aide de la part de mes amis et de ma famille de temps en temps. Ils sont d’un grand soutien.

« Kilimci », ça nous rappelle étrangement notre patchouli oriental « kilim » ! Un signe ?

Oui ! Nos souvenirs parfumés nous font voyager depuis toujours mais kilim était probablement un signe que vous deviez arriver jusqu’à moi, cette fois à Istanbul !

Mon nom de famille, Kilimci, vient de mes arrière-grands-parents. Ils vendaient auparavant des tapis Kilim du Moyen-Orient car ils étaient installés à proximité de la frontière syrienne turque, ils savaient comprendre et parler la langue arabe. De par notre culture (moitié assyrienne et moitié arménienne), nous étions considérés comme une minorité en Turquie. Nous ne semblions appartenir à aucun pays et nous n’étions donc pas vraiment destinés à devenir des marchands, et pourtant ! C’est ce qui prouve aujourd’hui notre nature entrepreneuriale.

Parlez-nous de Lar : comment le projet est né et comment le voyez-vous évoluer ?

J’ai étudié l’animation à l’Université des Arts à Londres, le Central Saint Martin, où j’ai été diplômée en 2015. Je viens donc du monde du graphisme mais j’ai toujours eu un attachement profond pour l’art et le commerce. Créer librement un nouvel univers attaché à l’histoire d’une marque, pour moi ça signifie quelque chose de vraiment spécial. J’ai commencé par faire des grandes sérigraphies durant une année mais très vite j’ai voulu faire évoluer mes créations et mettre en avant mon amour pour les imprimés autour d’un véritable univers à part entière. Créer et produire ce que vous avez envie de porter au quotidien, dessiner des motifs qui racontent des histoires, c’était ce qui m’intriguait et m’attirait le plus.

Vos pièces sont toujours très colorées et les dessins évoquent de nombreuses formes : quelles sont vos inspirations ?

Les arts graphiques, la sensation que vous procure la danse, la musique, l’art populaire, les couleurs de la vie, l’humour, le surréalisme et le jeu, les beaux objets, l’architecture, le symbolisme…

De New York à Istanbul en passant par Londres : vous avez beaucoup voyagé ! Cela influence-t-il votre travail ?

Absolument. Je n’ai jamais vraiment eu le sentiment d’appartenir pleinement à un endroit, quel qu’il soit. C’est ce qui a rendu le langage de mes œuvres accessible à tous, je pense. On parle de la joie, des formes qui prennent leur place dans un mouvement fluide et de nombreuses inspirations architecturales, même si souvent il s’agit de lieux qui n’existent que dans mon imagination, créés à partir d’éléments que j’ai vu ici ou là : une utopie.

Dessiner, ce n’est pas une évidence pour notre Carrément Belle équipe… Comment est-ce venu chez-vous ? Vous créez chaque modèle vous-même ?

Oui. Généralement, mes dessins prennent vie dans mon inconscient, guidés par des éléments que je trouve beaux. Lorsque j’ai commencé à travailler sur les motifs pour Carrément Belle, j’ai voulu me transporter jusqu’à Nîmes, là où votre histoire est née et votre atelier est encore basé. N’y étant jamais allée, je voulais quand même découvrir la ville et m’en imprégner. J’ai donc regardé pour la première fois un film de Truffaut qui se déroule à Nîmes : « Les Mistons ». Même si le scénario n’avait aucun rapport avec mon travail, j’ai pu découvrir des paysages, et cela m’a donné le sentiment d’avoir voyagé quelques instants dans ces ruines romaines, au cœur d’un décor naturel où la garrigue s’exprime de la plus belle des façons.

Le fait que Carrément Belle soit créée à la fin des années 1980 a aussi beaucoup influencé mon travail, notamment sur les choix des couleurs, et cela a très bien fonctionné avec le style naïf de mes dessins. Je voulais que ce voyage entre Nîmes et Istanbul soit guidé par une carte un peu hors du commun, qui donnerait le sentiment d’être sur place pour découvrir ensemble la beauté des différents éléments. On peut voir les détails des éléments architecturaux mais aussi des références abstraites qui ont toutes étaient créées comme un grand collage à assembler.

Le processus de création du Beau Carré
Du dessin au collage, l’itinéraire de La Baigneuse prend forme…

Racontez-nous votre rencontre avec Carrément Belle ?

Nous nous sommes rencontrés à Paris lors d’un salon. Maxime avait déjà découvert mon travail et notre style artistique. Avec mon collège Cem, nous avons à notre tour pu découvrir l’univers coloré et plein de gaité de Carrément Belle. Je suis tombée sous le charme de vos premiers flacons collectors, aux courbes vintage mais surtout, nous avons été conquis par une marque à la fois humble et unique en son genre. Contrairement à la plupart des entreprises de ce secteur, Carrément Belle laisse aux autres le pompeux pour se concentrer uniquement sur l’essentiel : le parfum et les histoires qu’il raconte. Le côté à la fois innocent et espiègle de la marque a évidemment fini d’attiser ma curiosité.

Pourquoi avoir décidé d’associer ces deux univers ? Quels sont nos points communs ?

Je pense que Lar et Carrément Belle sont toutes les deux des marques intemporelles qui continueront de créer ce qu’elles ont toujours créé, peu importe comment, puisque le but ultime est de vous faire vivre une histoire. De mon côté, j’ai toujours voulu prendre part à un projet qui faisait appel au sensoriel car je m’inspire souvent des beautés intangibles de la vie. Un parfum c’est une ribambelle de différents éléments qui se regroupent et s’associent entre eux. On ne sait jamais exactement quel résultat on va obtenir. Le parfum danse dans les airs et quand il finit par redescendre, il n’y a pas de façon exacte de le décrire puisque chacun en fera une expérience personnelle. Mon travail se traduit aussi comme les parfums de Carrément Belle, je pense, d’une façon très personnelle et qui ne peut pas se restreindre à suivre les codes traditionnels imposés.

Les coulisses des dessins de Laris pour créer les modèles du Beau Carré

Comment parvenez-vous à traduire sur un dessin une émotion, un voyage ?

Je ne suis pas sûre de pouvoir le faire pleinement. Mais je pense que cela se fait dans nos esprits et si vous arrivez à capturer ce moment, cette émotion dans votre tête, alors vous pourrez les retranscrire à votre tour.

Cette fois, le voyage s’est fait entre la France, et plus particulièrement Nîmes là où se trouve notre atelier, jusqu’à chez vous, à Istanbul en Turquie. Comment retranscrire ces deux destinations dans le Beau Carré ?

Comme le disait Yves Saint Laurent, vous n’avez pas besoin de vous rendre dans une ville pour la connaître. J’ai voyagé jusqu’à Nîmes grâce à des films, et je trouve que c’est une idée assez romantique d’imaginer une ville dans laquelle vous ne vous êtes jamais rendu. C’est un endroit qui existe différemment, selon l’image que vous avez construite. Pour moi, Istanbul c’est le chaos, contrairement à Nîmes qui est plus calme, plus modeste. On peut voir ce contraste dans le dessin.

Si nous devions visiter Ia Turquie, que nous conseillez-vous d’aller voir… et sentir absolument ?

Je vous conseillerais de fermer les yeux et de faire une excursion en bateau sur le Bosphore, de sentir la mer, de prendre un thé turc dont la couleur est rouge, dans le verre incurvé traditionnel, assis dans un des coins du ferry. Vous pourrez regarder les mouettes danser à vos côtés durant ce voyage. J’aime le ferry parce qu’il me permet de m’éloigner du trafic chaotique d’Istanbul, où 15 millions de personnes se déplacent chaque jour. C’est sûrement cliché, mais avec cette escapade vous ressentirez la ville, c’est très mélancolique et doux à la fois.

La parfumerie, ça vous évoque quoi ?

Des souvenirs, des gens et des couleurs.

Votre parfum préféré de notre Collection ?

Honnêtement, ça change tout le temps, j’aime jouer avec les parfums en les accordant avec mon humeur du jour.

En ce moment, c’est ippi patchouli que j’aime le plus car il est chaud, mais aussi sinueux et puissant. Je pense qu’il est à la fois simple et voluptueux et c’est ce qui le rend unique. Mais j’aime aussi ïōdé, qui me donne une impression de clarté : j’imagine des bulles qui éclatent dans le ciel en observant les nuages ​​ensoleillés. Cela me fait aussi penser à une scène du film d’animation japonais Kiki, quand la petite fille tombe du train et se retrouve allongée dans l’herbe, caressée par la brise, à rêvasser en regardant le ciel, un vrai sentiment de liberté.

iodé, l'un des parfums préférés de Laris

Vaporiser son carré, un nouveau rituel parfumé ?

J’aimerais que tous les textiles et les produits du quotidien deviennent une expérience multi-sensorielle ! Ce sera une belle combinaison je pense.

Du dessin à la fabrication, quelles sont les différentes étapes pour créer un carré ?

Jouez, éparpillez-vous, mettez-en de partout, nettoyez, connectez, découpez, finalisez, numérisez, testez la couleur sur des échantillons de tissus, envoyez-les au fabricant, assurez-vous que l’ourlet est bien cousu et le tour est joué !

Votre façon préférée de porter le Beau Carré

Sur la tête, les cheveux en désordre, à la Françoise Hardy !

Lar x Carrément Belle en un mot ?

Libre

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