La cannelle, une écorce pas comme les autres

la cannelle est l'une des plus anciennes épices utilisées et son parfum réchauffe les fragrances de notes boisées et sucrées

Connue depuis l’Antiquité et reconnaissable entre mille, la cannelle parfume aussi bien nos peaux que nos pâtisseries favorites. Adorée ou mal-aimée, cette écorce épicée est un ingrédient choyé des parfumeurs. Elle fut l’une des premières épices utilisées en parfumerie et égaye encore maintenant les compositions olfactives de son odeur chaude et poivrée. Découvrez les origines de cette écorce vraiment pas comme les autres !

L’histoire de la cannelle

Ses origines

Les origines de la cannelle remontent à environ 5000 ans avant J.C, en Chine où elle était déjà employée pour ses vertus médicinales. Il s’agit de l’une des épices les plus anciennes reconnues au monde. 2000 ans avant J-C, la cannelle emprunte la route de la soie et des épices au départ de la Chine et de l’Inde jusqu’en Mésopotamie, en Égypte, en Grèce et dans la Rome Antique. Dès l’Antiquité, elle devient un produit phare des échanges commerciaux, aussi précieuse que l’or.

Elle s’utilise pour soigner divers maux, de la digestion à la cicatrisation, mais aussi en tant qu’épice pour aromatiser les boissons et notamment le vin. En Égypte l’écorce est brûlée lors de diverses cérémonies et entre dans le processus d’embaumement des corps. Déjà, la cannelle s’emploie dans la confection de parfums solides comme le kyphi, et dans différentes onctions et huiles odorantes. Il paraît même que Cléopâtre usait et abusait de la cannelle pour séduire ses nombreux prétendants. Dès l’Antiquité, la cannelle s’emploie donc comme épice, encens, parfum et médicament.

L’arrivée en Europe centrale

Il faudra attendre des centaines d’années pour que la cannelle parvienne finalement à l’Europe centrale au IXe siècle. Au Moyen-Âge, on la frotte généreusement aux viandes faisandées pour en masquer l’odeur et le goût. Elle deviendra rapidement un produit de luxe réservé aux plus riches. L’île de Ceylan (actuellement le Sri-Lanka) où poussent les canneliers est alors contrôlée dès le XVIe siècle par les portugais qui assurent le monopole de la vente de la précieuse épice. Les vaisseaux hollandais reprendront le Ceylan et amélioreront considérablement la culture du cannelier pour en accroitre la production. Pierre Poivre, botaniste français qui portait décidément bien son nom, subtilisera aux hollandais des plans de canneliers pour les implanter sur de nouvelles terres : Madagascar, Île Maurice, Antilles, Guyane.

De la cannelle pour tous !

Grâce à la fin du monopole hollandais, la cannelle se démocratise dès la Renaissance. Elle obtient son statut d’épice du quotidien et apparait dans plus de la moitié des recettes de la gastronomie française au XVIe siècle. À l’aube du XIXe siècle, toute la bourgeoisie européenne ne jure que par son goût épicé, qu’elle apprécie dans des petits bonbons tous droits venus de Turquie, aux pouvoirs, dit-on, aphrodisiaques. La cannelle devient abordable pour la grande majorité de la population, et ses arômes s’intègrent dans de nombreux plats traditionnels, des Kanelbullar suédois au pain d’épices alsacien. Si la cannelle triomphe en cuisine, sa présence dans les parfums se fait très rare, voire inexistante. Il faudra attendre le début des années 1900 pour qu’elle devienne un ingrédient parfumé à part entière.

De l’arbre à l’essence

Un arbre aux arômes magiques : le cannelier

La cannelle est l’écorce d’un arbre originaire des régions tropicales d’Asie : le cannelier. Comme l’avocat ou la noix de muscade, le « cinnamomum » fait partie de la famille des Lauracaea. Son nom vient du latin « canna » qui signifie roseau et fait référence à la forme de l’écorce qui s’enroule sur elle-même en séchant. Il existe différentes espèces de canneliers mais toutes ne produisent pas l’écorce épicée tant recherchée. La variété la plus connue et appréciée est la cannelle du Ceylan. Mais aujourd’hui la grande majorité de la production provient de la cannelle de Chine, également appelée « casse ». Son écorce est plus épaisse que celle du Ceylan.

Récolte et extraction

La cannelle est aujourd’hui cultivée en Inde, au Sri-Lanka, en Chine et en Indonésie. Sa récolte a lieu tous les deux ans et suit un processus bien huilé. On cueille les branches et les rameaux du cannelier pour gratter leur écorce extérieure. C’est l’écorce intérieure qui présente un réel intérêt gustatif et olfactif. Celle-ci est alors minutieusement décortiquée pour ensuite être séchée à l’air libre entre ombre et soleil pendant plusieurs heures. C’est à ce moment-là que l’écorce s’enroule sur elle-même, donnant cette forme typique de petit bâtonnet creux. Ceux-ci sont ensuite distillés à la vapeur pour en extraire une essence odorante.  

De gauche à droite : le cannelier de Ceylan, l’écorce rougeâtre de l’arbre, et les bâtonnets après plusieurs heures de séchage.

La cannelle en parfumerie

Une odeur inédite et caractéristique

Quelle que soit sa variété, la cannelle dégage une odeur chaleureuse et raffinée qui évoque le bois avec un petit côté sucré. La « casse » de Chine possède un arôme plus puissant que sa cousine du Ceylan. Elle est beaucoup plus âpre avec un aspect poivré. La cannelle de Ceylan est plus discrète, son parfum est plus doux et subtilement épicé. Très puissante, l’essence de cannelle peut aussi se faire délicate lorsqu’elle est faiblement dosée. Elle délivrera alors des senteurs vanillées voire même fruitées.

Les associations parfumées de la cannelle

La cannelle est très souvent utilisée dans les fragrances orientales pour son parfum envoûtant et exotique. Elle prend généralement place aux côtés d’autres épices telles que la vanille ou le poivre, dans des jus sensuels et ambrés. Mais l’écorce se mélange aussi parfaitement aux notes florales comme la rose ou le jasmin pour leur apporter plus de profondeur et de chaleur. On retrouve également cette épice dans de nombreux parfums boisés, pour réchauffer un cèdre de Virginie ou compléter du santal ou du patchouli. Avec les agrumes, la cannelle s’épanouit dans un vent de fraîcheur et d’acidité.

les notes épicées sont prédominantes dans 555 grâce au poivre, à la cannelle et au girofle

555, une eau de parfum épicée et envoûtante

Chez Carrément Belle, la puissance et la subtilité de cette épice nous a inspiré. C’est ainsi qu’est né un parfum un peu particulier dans notre Collection. 555 est une eau de parfum à la fois tendre et virile qui associe la chaleur de la cannelle à d’autres épices comme le poivre blanc ou le girofle. Rafraîchi par une note de tête agrumée avec le citron, ce cocktail épicé vient se réchauffer dans un cœur d’encens ambré. On distingue également les nuances poudrées de l’iris qui féminise cette fragrance si singulière.  

Connaissiez-vous l’origine de la cannelle ? Aimez-vous sa senteur chaude et épicée ?


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