Parfum chocolat : la fragrance gourmande

le parfum du chocolat émoustille nos papilles autant que nos narines : comment est utilisée cette matière première en parfumerie ?

Avec ses délicieux arômes à la fois doux et poudrés, le chocolat met tout le monde, ou presque, d’accord. S’il ravit les papilles, cet ingrédient chatouille aussi depuis peu les narines. Depuis les années 90, le parfum du chocolat a conquis de nombreux créateurs grâce à sa gourmandise et à ses notes réconfortantes. De la fève de cacao jusqu’à vos flacons, nous vous embarquons pour un voyage qui va vous faire saliver !

Le chocolat, histoire de l’or brun

De la découverte au succès

Originaire d’Amérique du Sud, les premiers cultivateurs du cacaoyer sont les mayas du Yucatan, au Mexique. Ils utilisent les fèves comme monnaie d’échange pour le commerce, mais aussi pour préparer une boisson largement appréciée : le Xocoatl. Assez amère, cette mixture faite de fèves de cacao broyées additionnées de poivre et de piment, n’a pas grand-chose à avoir avec le chocolat chaud que l’on aime savourer tout près de la cheminée ! Christophe Colomb est le premier européen à découvrir la précieuse fève au début du XVIème siècle. Peu convaincu par le potentiel du breuvage épais et épicé qu’il vient tout juste de goûter, il accepte tout de même le sac de fèves offert par les Amérindiens… en pensant que ce sont des crottes de chèvre !

Quelques années plus tard, Hernan Cortès débarque lui aussi sur les côtes sud-américaines. L’empereur Moctezuma lui offre en guise de bienvenue le fameux Xocoatl. Encore une fois, ce n’est pas un franc succès. L’explorateur décide de remplacer le piment par de la vanille et d’y ajouter du sucre et du lait. Beaucoup moins amère, la boisson lui semble tout de suite nettement plus attrayante ! Les premiers plants de cacaoyer sont alors envoyés en Espagne où la nouvelle recette est rapidement adoptée. Là-bas, on lui prête même des vertus euphorisantes et aphrodisiaques ! La culture s’exporte ensuite en Italie, puis en France à Versailles, où l’on déguste sans modération cette de boisson sucrée et épaisse. La première tablette est commercialisée en 1847 dans une chocolaterie londonienne. L’industrialisation et les progrès techniques feront de ce produit la gourmandise phare de tous les placards du monde, ou presque.

Le cacaoyer, l’arbre des Dieux

Avant de devenir la tablette que l’on engloutit en une soirée (oui on l’avoue, ne nous jugez pas), le chocolat provient du cacaoyer. Au bout de quatre longues années, l’arbre dévoile des petites fleurs à la couleur rosée qui poussent directement sur le tronc et les branches. Les plus robustes d’entre elles, seulement 1% sur des milliers, produiront un fruit que l’on appelle gousse ou cabosse. En l’ouvrant avec un couteau, on découvre une pulpe visqueuse et sucrée appelée mucilage, dont on fait d’ailleurs de délicieuses confitures. Cette pulpe renferme entre 25 et 50 graines, les fèves de cacao (et non pas des crottes de chèvre, vous l’avez compris). À l’heure actuelle, la culture du cacaoyer se fait principalement en Afrique, notamment au Ghana et en Côte d’Ivoire, même s’il existe toujours une production importante au Brésil et en Équateur.  

De la fève au chocolat

Pour obtenir le délicat chocolat, les cultivateurs procèdent d’abord à l’écabossage : un homme peut ainsi casser plus de 1500 cabosses par jour ! Les fèves récupérées fermentent pendant une semaine pour être ensuite séchées au soleil. Durant ce procédé, le mucilage fond et imprègne les fèves de ses notes douces et sucrées. Les petites graines sont alors torréfiées à 140° durant une vingtaine de minutes. Elles sont concassées pour obtenir un grué, qui est lui-même broyé. Durant ce processus, les matières grasses fondent, permettant de séparer le beurre de cacao et un liquide épais et visqueux : la liqueur de cacao. Ensuite, les mélanges et les recettes diffèrent selon le résultat souhaité, entre chocolat noir, blanc, au lait… Toutes les gourmandises sont possibles !

Parfum et chocolat : la gourmandise à l’état pur

La touche chocolatée des nineties

Si le chocolat a séduit toutes les papilles depuis des siècles, les nez ont longtemps tardé à s’aventurer du côté de cet ingrédient si particulier. Il faudra attendre le début des années 90 et la créativité du parfumeur Olivier Cresp pour la maison Thierry Mugler, pour que cette matière empreinte de douceur fasse ses débuts en parfumerie. Le célèbre Angel, dévoilé en 1992, est en effet le premier flacon à mettre en avant le chocolat dans un fond très suave au côté du caramel, de la vanille et du patchouli. Cette création va introduire un genre nouveau : le parfum gourmand. De nouveauté à surdosé, le chocolat fascine autant qu’il a pu écœurer. Mais depuis plusieurs années, le parfum du chocolat inspire de nouveaux les nez qui l’utilisent avec parcimonie et subtilité, dans des compositions inattendues et souvent osées.

Le parfum du chocolat : naturel ou synthétique ?

Ce doudou gustatif et olfactif dévoile des notes douces, poudrées, avec des aspects balsamiques et un petit côté amer. Pour ajouter cette touche chocolatée aux compositions, les parfumeurs disposent de multiples options. Ils peuvent ainsi travailler à partir de matières premières synthétiques ou naturelles. Les créateurs ont la possibilité d’utiliser des molécules fabriquées en laboratoires comme le chocovan ou les pyrazines qui évoquent le parfum du chocolat noir, assez brut tout en restant délicat. Les muscs blancs peuvent parfois être ajoutés pour donner un aspect de chocolat blanc. Toutefois, certains ingrédients naturels comme le patchouli permettent aussi de recréer une note chocolatée. On pense aussi à la fève tonka qui diffuse une facette amandée et cacacotée.

Le chocolat, un ingrédient bon à marier ?

Si la note chocolat est puissante, elle dévoile aussi de nombreuses facettes qui peuvent s’accorder à toute une palette d’ingrédients. Star des fragrances gourmandes, elle se plait aussi parfaitement au sein de la famille des orientaux. Elle s’y révèle tout en chaleur et en sensualité. Le parfum du chocolat s’accorde aussi à merveille avec des notes fruitées ou des fragrances fleuries pour leur apporter beaucoup de richesse et de profondeur. Malgré les apparences, cette note veloutée s’invite aussi dans des jus plus masculins pour enrober des accords fougères ou contraster des senteurs aromatiques.

Connaissiez-vous l’histoire du chocolat ? Aimez-vous sentir une note chocolatée dans vos fragrances ?


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